Banc d’Arguin – Au croisement de la conservation, du développement et de la finance

Dans le dernier volet de notre série de cinq articles – dont l’objectif est d’offrir perspectives et inspiration pour la conservation contemporaine – nous nous rendons au Banc d’Arguin, où la préservation des valeurs naturelles et culturelles repose sur la conciliation entre conservation et développement, et sécurisation de financements durables.

Texte de Justin Woolford (original en anglais)– pour la Fondation MAVA

Une zone côtière faite de contrastes

Là où l’Atlantique et le Sahara se rejoignent, où l’océan tout puissant et le désert infini fusionnent, une vaste zone humide côtière s’étend le long de la côte mauritanienne, avec ses berges de sable à l’infini, ses îles, ses tourbières, ses lagons et ses herbiers marins. Tout ceci forme le magnifique Banc d’Arguin – lieu de contraste et de diversité.

 

Chaque hiver, d’importantes colonies de limicoles, qui migrent du Nord, s’installent et se mêlent aux résidents exotiques comme les sternes royales et caspiennes, les aigrettes à gorge blanche, les spatules du Banc d’Arguin et les pélicans blancs. Deux fois par jour, à marée basse, ailes contre ailes, elles se gavent par millions de coquillages, de mollusques et de vers.

Avec les vents alizés qui charrient les sédiments, et les remontées d’eau des Canaries qui font apparaître à la surface des eaux riches en nutriments, c’est une nourricerie paradisiaque pour la vie marine – y compris pour les tortues vertes, les grands dauphins, les requins tigres, les raies aigles, les raies guitares et les phoques moines s’y épanouissent.

C’est là que vivent les Imraguen, un peuple de pêcheurs traditionnels, où les hommes naviguent sur des bateaux en bois appelés lanches, et pêchent le mulet jaune, tandis que les femmes sèchent les poissons au soleil et font de la poutargue à partir des œufs de poisson.

Je suis originaire de l’est de la Mauritanie, près de la frontière avec le Mali. Lorsque je suis venu pour la première fois au Banc d’Arguin, j’étais un jeune homme qui n’avait jamais vu la mer ! Les flamants étaient tellement gros que je pensais que c’étaient des chèvres ! se rappelle Abou Gueye, Directeur des opérations au Parc national du Banc d’Arguin.  Ici, les populations et les animaux vivent en harmonie – chacun y trouve un refuge et un lieu où s’épanouir.

Diplomatie, décret et autonomie

Au 15e siècle, les marins portugais ont les premiers remarqué les oiseaux du Banc d’Arguin, mais il faudra attendre 1976 pour que le scientifique français Théodore Monot convainque les autorités de créer le Parc national du Banc d’Arguin.

Luc Hoffmann, fondateur de la MAVA, s’est rendu pour la première fois au Banc d’Arguin en 1982, pour un rassemblement du Bureau de recherche internationale sur les zones humides et la sauvagine, qui deviendra plus tard Wetlands International. À cette époque, les eaux poissonneuses de la région commençaient à attirer les flottes de pêche industrielle, et à la fin des années 1980, la surpêche était devenue un grave problème, malgré la nomination du Banc d’Arguin comme Zone humide d’importance internationale en 1982 et site du Patrimoine mondial en 1989.

Luc avait compris que le destin du parc dépendait de la capacité des Imraguen à en devenir ses gardiens, explique Antonio Araujo, ancien Responsable de programme à la MAVA et à la FIBA. Pour minimiser la pression de la pêche, il a encouragé le gouvernement mauritanien à interdire les engins motorisés et à garantir un accès exclusif au Parc pour les Imraguen s’ils utilisaient leurs lanches traditionnelles.

En 1986, de concert avec les autorités mauritaniennes, Luc a participé à la création de la Fondation internationale du Banc d’Arguin (FIBA) (aujourd’hui fusionnée avec la Fondation MAVA) pour soutenir la gestion du parc en étroite collaboration avec les communautés Imraguen. Une première étape essentielle a été la mise en place d’un système de surveillance maritime afin de lutter contre la menace de la surpêche.

Les Imraguen patrouillent dans le parc à l’aide de bateaux rapides, explique Antonio. Ils savent que leur survie dépend du parc, et que s’ils ouvrent la pêche aux bateaux étrangers, ce sera fini pour eux.

L’ouverture d’un chantier naval pour permettre aux Imraguen de garder leurs lanches traditionnelles et de développer un savoir-faire local a également permis de consolider leur rôle de gardiens du parc. Propriété coopérative de ses forgerons et constructeurs de bateaux, le chantier a permis l’émergence d’une nouvelle profession dans le domaine maritime, qui a donné un nouveau statut à ces professionnels.

Luc a recruté deux charpentiers de Bretagne pour apprendre à la population locale comment construire des bateaux – une compétence qu’ils n’avaient absolument pas perdue. L’un d’eux est même resté pendant huit ans ! continue Antonio. Luc était un véritable entrepreneur. Sa grande réussite est d’avoir aidé à rendre les Imraguen autonomes.

Luc Hoffmann, Mauritania, 2003 (c) A.Araujo

L’appât du gain

Aider les Imraguen à gérer, pêcher et patrouiller dans leurs eaux a permis de préserver leur culture et leurs traditions, et le Banc d’Arguin a ainsi pu éviter sa perte. Pourtant, le droit des communautés locales à pêcher dans le parc est à double tranchant.

À partir des années 1990, la demande croissante des marchés africains et asiatiques de requins et de raies a conduit de nombreux Imraguen à abandonner la pêche traditionnelle du mulet pour ces prises plus lucratives et à rechercher le profit. Bien que les requins et les raies ne fassent pas partie du régime des Imraguen, la pêche vendue au marché noir génère des revenus rapides et a décimé les populations de ces espèces autrefois abondantes dans la région

En 2003, nous avons acheté et brûlé tous les filets utilisés pour attraper les poissons se nourrissant sur le fond comme les requins nourrices et avons mis en place des contrôles, décrit Abou.

Depuis, les Imraguen ciblent officiellement le maigre – un poisson blanc savoureux ressemblant au bar – mais néanmoins, la pêche insidieuse à la raie et au requin continue. Le déclin de ces grands prédateurs affecte la santé de l’écosystème et la productivité dans leur ensemble, et impacte également certains limicoles migrateurs. Aux côtés de l’augmentation de la pêche commerciale au maigre, et de la concentration du profit entre les mains des grossistes, la pêche au requin et à la raie fait du tort à la pêche traditionnelle. Les structures sociales se transforment, les inégalités s’accroissent et la sécurité alimentaire locale ainsi que les moyens d’existence sont menacés, surtout chez les femmes qui dépendent de la transformation à petite échelle du mulet.

La pêche au requin est illégale dans le parc, et donc n’existe pas en théorie, dit Antonio. Mais nier son existence rend très difficile la négociation d’un accord avec les pêcheurs pour limiter les efforts de pêche, par exemple, et donner à ces animaux et aux communautés une chance de se reconstituer.

Women preparing botarga from mullets, PNBA, 2006 (c) Hellio van Ingen

Les chalutiers qui pêchent juste en dehors du parc sont une autre menace. La pêche constitue une source de revenus essentielle pour la Mauritanie – représentant presque la moitié de ses revenus d’exportation – mais elle est difficile à contrôler, et les frontières rectilignes du parc ignorent les complexités et les dépendances écologiques.

Le parc est une nourricerie importante pour les espèces commerciales lucratives de Mauritanie, affirme Abou. Le maigre, par exemple, passe la moitié de l’année dans le parc, où il pond. Mais lorsqu’il quitte le parc, toute flotte ayant une licence pour pêcher dans les eaux mauritaniennes a le droit de le pêcher, et la pêche industrielle a gravement compromis la durabilité de ses stocks.

Le parc est face à d’autres menaces, en plus de la pêche. Nouadhibou, la deuxième ville de Mauritanie, possède un port industriel international à 30 kilomètres de la frontière nord-ouest du parc. La prospection de pétrole offshore est en cours à la frontière occidentale. Sur le continent, une nouvelle route côtière entre Nouakchott et Nouadhibou dessert la nouvelle ville de Chami. Située sur la frontière orientale du parc, elle accueille l’exode rural des villages alentours, et de nombreux Imraguen cherchent du travail dans la mine d’or voisine.

Le changement climatique affecte visiblement le parc : plusieurs fois par an, de nombreux villages sont désormais inaccessibles, et certaines îles importantes pour les oiseaux résidents en période de reproduction sont inondées du fait des changements dans les marées.

Appliquer la science

Malgré ces défis, l’espoir subsiste pour le Banc d’Arguin, ses habitants et sa faune.

Djibril Ly

Exemple de cette nouvelle génération d’environnementalistes en Mauritanie, Djibril Ly est né près de Cap Blanc en 1986, la même année que celle de la création de la FIBA – une heureuse coïncidence, selon lui. Volontaire au club UNESCO à 15 ans, il travaille désormais pour le parc, et s’est spécialisé dans la pêche, la société et l’économie des Imraguen.

Lorsque je me suis rendu pour la première fois au Banc d’Arguin en 2008, j’ai été frappé par son immensité et sa beauté. Depuis, toutes mes études, mes recherches et mon travail se sont focalisés sur la compréhension de cet endroit unique – ses écosystèmes et ses populations, raconte Djibril. Les oiseaux ne sont que la partie visible de sa richesse – le reste est sous l’eau. Et le savoir traditionnel des Imraguen – la façon dont ils pêchent le mulet jaune, font la poutargue et construisent leurs lanches – est unique en Afrique de l’Ouest.

En appliquant les connaissances issues de sa thèse de doctorat sur la façon dont les interactions entre les systèmes naturels et socio-économiques déterminent les ressources halieutiques du parc, Djibril aide à mettre en place des approches de gestion qui réduisent les impacts de la pêche tout en soutenant les moyens d’existence.

Ces trois dernières années, nous avons essayé de mesurer l’impact économique de la pêche responsable sur le revenu des pêcheurs Imraguen, dit Djibril. De nombreuses personnes ne comprennent toujours pas que l’utilisation de certaines techniques et le ciblage de certaines espèces comme le maigre et le mulet génèreront plus de revenus et de bénéfices sur le long terme que la pêche à la raie et au requin – mais changer les habitudes et les perspectives prend du temps et demande de la patience.

Parmi ses activités quotidiennes, Djibril rassemble et analyse les données sur les ressources halieutiques, les plantes et les oiseaux, et collabore étroitement avec les communautés Imraguen.

Pour encourager la durabilité et renforcer l’autonomie des communautés, nous leur avons offert un soutien par le biais de micro-prêts, notamment pour aider les femmes Imraguen à transformer la poutargue, décrit Djibril. Il reste encore beaucoup à faire, mais nous sommes sur la bonne voie – et j’y mets toute l’énergie de ma jeunesse ! J’espère que ma génération adoptera une nouvelle conscience – celle d’une vie en harmonie avec la nature.

Shorebirds assembling on Niroumi island as Imraguen fishermen pass by on a lanche (c) Hellio van Ingen

Un fonds pour l’avenir

Le Fonds Fiduciaire du Banc d’Arguin et de la biodiversité côtière et marine (BACoMaB), le premier fonds fiduciaire pour la conservation en Afrique de l’Ouest, est peut-être l’héritage le plus significatif du travail de terrain de Luc et de la MAVA. Créé en 2009 par une coalition de partenaires, dont la MAVA, la Banque de développement KfW allemande, le Fonds français pour l’environnement mondial et l’Agence française de développement, il mobilise diverses sources de financement afin de soutenir la conservation du milieu marin et côtier en Mauritanie.

Le financement durable est un défi pour les aires protégées du monde entier, surtout en ces temps de crise, explique Charlotte Karibuhoye, Directrice du Programme Afrique de l’Ouest de la MAVA. Le BACoMaB a l’air simple, mais la création d’un fonds réussi demande beaucoup d’attention. Au départ, un bon niveau de capitalisation est essentiel. Du professionnalisme, une bonne gouvernance et la défense de l’investissement sont cruciaux pour gagner la confiance des investisseurs. Au vu de l’importance des revenus de la pêche pour la Mauritanie, les bénéfices tirés de la protection du Banc d’Arguin sont incontestables. Le gouvernement est l’un des principaux investisseurs, utilisant pour cela des fonds de son Accord de partenariat sur la pêche avec l’Europe.

Au vu de la fermeture de la MAVA en 2022, ce Fonds est crucial pour la recherche scientifique, la continuation des activités de suivi de la biodiversité et de la surveillance marine, ainsi que pour les communautés Imraguen.

 

Un financement durable

L’histoire du Banc d’Arguin – ainsi que les histoires de conservation d’autres sites emblématiques par les partenaires de la Fondation MAVA – montre que la recette d’une conservation réussie repose sur la combinaison de plusieurs ingrédients indispensables. Ceux-ci incluent : de bonnes connaissances et recherches scientifiques, l’autonomisation et la collaboration avec les communautés locales, la satisfaction des besoins par des solutions fondées sur la nature, et un travail qui dépasse les frontières politiques et nationales. Tout cela prend du temps, et demande une implication sur le long terme, de la persévérance et du dévouement – ce que Luc a incarné toute sa vie, et qui définit l’approche de conservation de la MAVA.

Toutefois, le succès rencontré dans le Banc d’Arguin ou dans d’autres sites emblématiques de la MAVA n’aurait pas été possible sans financement – et le besoin d’un financement durable est peut-être l’enseignement le plus important que nous tirons du Banc d’Arguin en matière de conservation.


Enseignement n°5 – Financement durable

Alors que les crises générées par l’appauvrissement de la nature et le dérèglement climatique convergent, les organisations de conservation de la nature devraient se doter de mécanismes de financement innovants visant à sécuriser et amplifier les investissements des secteurs public et privé. Ceci permet de débloquer des fonds additionnels et de mettre en place un système de financement durable pour la conservation et le développement.


Avec quelques US$ 100 milliards environ affectés chaque année à la conservation dans le monde, le « déficit » financier annuel de la conservation – c’est-à-dire les financements qui seraient nécessaires pour enrayer l’appauvrissement de la nature et maintenir une planète en bonne santé – est estimé entre US$ 200 et 300 milliards.

Combler ce déficit demande des financements innovants et flexibles : considérant que des retombées économiques d’environ US$ 44 trillions sont générées de façon modérée ou importante grâce à la nature, les quelques centaines de milliards nécessaires pour garantir une planète en bonne santé semblent être un chiffre très raisonnable.

Heureusement, le financement de la conservation gagne en puissance avec de plus en plus d’organisations, de banques, de gouvernements, d’entrepreneurs, de donateurs et d’investisseurs privés qui s’engagent, notamment la Coalition pour l’investissement privé dans la conservation, une initiative mondiale axée sur une augmentation des investissements privés à la recherche de rendement dans la conservation, et l’Alliance pour le financement de la conservation dont le guide pour le financement de la conservation présente toute une gamme de mécanismes de financement.

Mauritania (c) ORCA Production

Valoriser les humains et la nature

L’UE verse à la Mauritanie des millions d’euros tous les ans pour pouvoir pêcher dans ses eaux. Mais les profits qu’engrangent les flottes étrangères qui pillent les stocks de poissons le long de la côte d’Afrique de l’Ouest sont bien supérieurs.

Le destin du Banc d’Arguin est indissociable de celui de sa population. Si le parc, dont la valeur économique totale est estimée à plus de 300 millions d’euros par an, ne donne pas assez en retour aux Imraguen pour le soin qu’ils lui portent, le parc ne survivra pas.

Pour Djibril, Le plus gros défi qui attend le Banc d’Arguin est de concilier la conservation des ressources avec le développement des communautés. Nous avons besoin que les populations locales soient encore plus impliquées dans la gouvernance du parc. Nous devons continuer à investir en elles, et réduire le fossé économique entre celles qui sont propriétaires de lanches et celles qui ne le sont pas. La conservation doit œuvrer pour le bénéfice de tous les Imraguen. Ce sera le test pour notre réussite.

Que ce soit en rendant les communautés locales autonomes dans la gestion de leurs terres et de leurs ressources en eau, en sécurisant des accords de pêche plus justes entre les nations, ou en intégrant les droits et les rôles des peuples autochtones dans les accords internationaux sur l’environnement et la conservation, le Banc d’Arguin nous supplie de valoriser correctement la nature et les humains.

Le Banc d’Arguin est comme une table qui déborde de nourriture, avec des gens affamés qui se pressent tout autour, décrit Djibril. Il a une valeur inestimable, bien plus que l’or et l’argent. Et les générations futures ont le droit de pouvoir l’admirer et d’en tirer des bénéfices.

En tant qu’espèce, l’humanité se trouve à un croisement. Les choix que nous faisons aujourd’hui, en tant que communauté mondiale se remettant du COVID-19, façonneront le futur de la vie sur Terre. Le financement durable pour la conservation et le développement est l’une des pierres angulaires pouvant nous aider à aller dans la bonne direction.

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Regard sur les sites emblématiques de la MAVA

Lisez l’introduction à la série « Regard sur cinq enseignements tirés d’un quart de siècle de conservation dans les sites emblématiques de la MAVA », par Lynda Mansson, Directrice générale de la Fondation MAVA, ainsi que les articles sur chaque site:

Enseignement n°1  de la Camargue – Connaissances scientifiques et plaidoyer

Développer des connaissances scientifiques fiables et s’assurer que celles-ci répondent à des enjeux concrets. Et pour avoir un réel impact, mener également des actions de plaidoyer avec les partenaires, soutenues par des solutions pratiques et des éléments démontrant la valeur de la nature.

Enseignement n°2  des Bijagos – Une approche bioculturelle

Reconnaître, respecter et protéger les valeurs, les cultures, les pratiques et les droits uniques des communautés locales, et comprendre comment leurs traditions culturelles et spirituelles intègrent la conservation, leur permettant de gérer les territoires et les ressources au bénéfice des êtres humains et de la nature.

Enseignement n°3  de Doñana – Des solutions fondées sur la nature

Pour sauver la vie sur Terre, élaborer conjointement, avec tous les acteurs concernés, des solutions fondées sur la nature offrant prospérité et bien-être aux êtres humains, tout en respectant et en préservant l’intégrité des systèmes naturels et sains. 

Enseignement n°4  de Prespa – Une collaboration transfrontalière

La conservation transfrontalière repose sur une collaboration solide, à tous les niveaux, entre de nombreux acteurs différents. Pour réussir, il convient de reconnaître les réalités sur le terrain, d’écouter attentivement, d’offrir aux populations locales la possibilité de prendre des initiatives, de générer des avantages, et de s’engager sur le long terme

Enseignement n°5 du Banc d’Arguin – Financement durable

Alors que les crises générées par l’appauvrissement de la nature et le dérèglement climatique convergent, les organisations de conservation de la nature devraient se doter de mécanismes de financement innovants visant à sécuriser et amplifier les investissements des secteurs public et privé. Ceci permet de débloquer des fonds additionnels et de mettre en place un système de financement durable pour la conservation et le développement

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