Renforcer la première réserve communautaire de Zambie

En lozi, le mot « Simalaha » signifie « s’unir ». Ainsi, la Simalaha Community Conservancy est un nom approprié pour la première réserve communautaire de Zambie créée par les chefferies Sisheke et Sekute en 2012.

Le chef principal Inyambo Yeta du royaume Sisheke et le chef Sekute de la chefferie Sekute ont accepté que la région soit développée en tant que réserve naturelle dans la zone de conservation transfrontalière de Kavango-Zambezi (voir la localisation de la réserve sur e-Maps ici) avec le soutien de Peace Parks Foundation. La réserve favorise non seulement la conservation de la biodiversité et des ressources naturelles de la région, mais permet également de générer des revenus par le développement d’une économie en lien avec la faune et, à long terme, de développer des activités touristiques.

Depuis son établissement, des animaux sauvages tels que l’impala, le zèbre, le gnou, la girafe, le puku, l’antilope sing-sing et lechwe rouge ont été introduits et on estime qu’il y a maintenant plus de 1 100 animaux dans le sanctuaire. Le sanctuaire sera agrandi au cours des quatre prochaines années pour accueillir environ 3 800 animaux. A long terme, l’objectif est d’éliminer les clôtures et, grâce à un emplacement stratégique des sources d’eau et à l’introduction de diverses espèces, d’augmenter le nombre d’animaux sauvages à environ 17 000 sur une aire d’environ 135 000 hectares. La MAVA joue un rôle clé dans ce plan.

Actuellement, l’équipe de la Simalaha Community Conservancy travaille à agrandir le sanctuaire en étroite consultation avec les autorités traditionnelles et la communauté. De plus, elle travaille à la construction des enclos pour le bétail afin d’acceuillir 200 bisons en bonne santé, ce qui contribuera grandement à générer des revenus (les 90 premiers bisons ont été relâchés en août 2018 – voir communiqué de presse).

Pour protéger la faune de ce sanctuaire, des jeunes de la communauté effectuent des patrouilles courtes (1 jour) et longues (1 semaine) à pied. Le fait qu’aucun cas de braconnage n’ait été enregistré depuis la création du sanctuaire témoigne de la valeur que les communautés accordent maintenant à la faune sauvage et au projet lui-même.

La réserve élabore actuellement une stratégie pour un développement durable, y compris en ce qui concerne les revenus liés à la faune (soutenu par la MAVA), l’agriculture commerciale, la pêche et l’élevage du bétail. En outre, l’équipe travaille sur un projet pilote qui vise à développer des cuisinières à haut rendement énergétique afin de réduire la déforestation due à l’abattage excessif d’arbres pour le charbon de bois (le bois étant la principale source d’énergie en Zambie) et, ce faisant, générer des crédits carbone qui pourraient financer certaines activités de conservation.

La Simalaha Community Conservancy espère inspirer d’autres à créer des réserves communautaires similaires en Zambie et servir de modèle pour la conservation de la faune africaine. Pour en savoir plus, veuillez consulter le site www.peaceparks.org/simalaha-community-conservancy/.

La MAVA soutient la Simalaha Community Conservancy depuis sa création en 2010 par son programme Global, en particulier le volet conservation et revenus de la faune sauvage.

Simalaha Community Conservancy est située dans la zone de conservation transfrontalière de Kavango Zambezi (KAZA). KAZA est situé dans les bassins de l’Okavango et du Zambèze où convergent les frontières de l’Angola, du Botswana, de la Namibie, de la Zambie et du Zimbabwe. C’est la plus grande zone de conservation transfrontalière au monde, avec une superficie d’environ 520 000 km² (similaire à celle de la France). La Simalaha Community Conservancy a été initialement développée grâce à un financement de la loterie suédoise. La MAVA fournit un appui à KAZA par l’intermédiaire de Peace Parks Foundation, qui a été désignée comme organisme de mise en oeuvre par les pays partenaires afin d’assurer la gestion financière et le soutien technique ainsi que le cofinancement du secrétariat de KAZA.

Article précédent

Retour

Prochain article